Durée du chantier :
Nous avons travaillé à 2 en régime plein temps, c’est-à-dire près de 6 h/jour. Mais en raison que nous n’avons pas toujours fait plein temps sur la durée du chantier, nous avons évalué à 5 jours le temps de travail effectif. Sans les problèmes de prise de la résine et des moules en plâtre à refaire, Nous aurions effectivement achever le four au cours de cette période.
Il faut compter une demi-journée pour l’achat du matériel manquant et l’installation du chantier, cette demi-journée n’a pas été comptabilisée dans le calcul précédent.
Le matériel et l’atelier :
Une grande partie vient de la récupération, notamment toutes les cornières, les tubes des axes, le mât, le câble (de vélo) et les miroirs (5 mm d’épaisseur). Nous avons donc acheté les boulons (40), une molette pour la carreleuse, les plats en acier nécessaires pour trois manettes et 12 bras (sur 16) ainsi que ceux pour la fixation des axes, et enfin la résine ; le tout pour un investissement de 60 euros.
Le collage des miroirs se fera avec de la résine et du tissu déjà en stock.
L’atelier est abondamment fourni de tous les outils nécessaires. Donc la production est relativement efficace. La consommation des tiges de soudure est de sept voire dix, car nous avons pu perdre le compte exact.
Bilan de la construction :
Deux miroirs paraboliques collés
Toutes les pièces structurelles terminées et peintes pour prévenir des intempéries.(montage complet de la structure)
Il reste donc une bonne journée de travail pour une seule personne, dans les bonnes conditions de collage, pour :
Tailler tous les miroirs et les coller.
Une manutention simple pour produire les quatre bras manquants et la fixation du quatrième axe ( ce qui peut entraîner un coût supplémentaire de 6 euros).
Souder des éléments constituants le support définitif de la casserole au niveau du foyer.
Participants et spectateurs du chantier :
Le père de Gwen est très friand de voir se nouveau type de four fonctionner.
Les quelques personnes (5) qui sont passées au cours du chantier ont été sensibles à cette technologie. Une personne connaissait déjà les fours solaires.
Le frère de Gwen s’est joint au chantier pour la taille des miroirs (une heure de travail).
Un ami commun s’est joint à nous le dernier jour du chantier pour mettre sa patte sur les moules et modéliser 1 four en construction à Mauguio.
Celui-ci diffère légèrement du modèle effectué à Villefavard par une distance entre les points de fixation des bras sur les axes plus petites : les miroirs ne seront distants que d’un demi centimètre. Cela peut poser problème pour leur orientation, aussi il a été choisi de rallonger les bras des miroirs aux extrémités. Ce qui permettra une meilleure mobilité pour leur orientation et les rapproche de fait du foyer, donc de l’optimum. Cette modification technique est visible sur la modélisation 3D mais n’est pas encore effective sur le four lui-même. Cette modification vient d’une erreur au début de la fixation des côtés sur l’axe principal. Résultat, j’ai perdu 7 centimètres qui devaient participer à l’écartement des dits-miroirs.
Déroulement chronologique du chantier :
Mardi : au matin installation et achat du matos manquant. Puis mesures et découpages des premiers éléments de la structure.
Mercredi brossage de la rouille sur les pièces taillées la veille ; soudure du pied, fabrication de la clé ; soudure des éléments des côtés avec leur angle de 30° ; perçage des pièces (1 h)
Jeudi : Montage de la structure, taille des axes, ajustement des miroirs et première phase de moulage au plâtre (Trois moules qui seront détruits fautes de précaution lors du collage des miroirs avec la résine ; donc ce travail sera doublé au cours de la durée indiquée du chantier)
Vendredi matin seulement : le démoulage est facile, le collage autant mais là PROBLEME : la résine ne prend pas ! les 16 mains sont prêtes et 12 bras.
Samedi : visite à Perpignan de Baptiste et conférence sur le froid solaire.
Dimanche : La résine n’a toujours pas pris et s’est insinuer entre les miroirs pour attraper le plâtre ce qui oblige à détruire la première série de moule. (maximum 2 heures de travail)
Ce jour-là, les trois axes (sur quatre pour extension) sont prêts à être montés dans la structure. Une plaque de miroir est choisie pour produire le moule 01.
N.B : les miroirs et le coffrage sont passés à l’huile de lin avec un pinceau pour faciliter le démoulage : EFFICACE !!!
Lundi matin seulement : ajustement des miroirs ; moulage 02 et 03. Démoulage de 01, collage d’une plaque de miroirs sur le moule 01 avec la précaution de mettre du scotch entre les miroirs afin de ne pas perdre une seconde fois les moules.
En s’y prenant vers 11h du mat, la résine profitera d’une meilleure condition thermique pour sa prise, néanmoins le résultat est tout juste satisfaisant. Il faut comprendre que la résine employée est préconisée pour des températures de 20°C et qu’à la mi-novembre à Mauguio, il fait déjà 15°C pour les maximales.
Les solutions envisagées sont :
D’acheter une autre résine catalysant à 10°C (surcoût de trente euros)
Attendre les bonnes températures au printemps ce qui interdit toutes expérimentations en hiver pour tester les performances.
Envisager un collage du tissu avec de la colle Néoprène (moins de contrainte thermique) comme il me l’a été suggéré. Mais je n’ai pas pu vérifier cette proposition, en la soumettant à Gwen j’espère qu’il pourra effectuer un essai avec un fond de colle restant dans son stock. Si le résultat est probant, la réalisation des miroirs paraboliques coûterait moins cher car la néoprène coûte un tiers de moins que la résine pour la même quantité. L’avantage est aussi qu’elle ne nécessite pas de maîtriser l’équilibre juste des composants pour une bonne catalyse. Les arguments pratiques et financier me font espérer le remplacement de la résine par une colle plus facile à trouver.
Mardi matin seulement : Gwen, seul, a peint toutes les pièces produites de son four. (2 heures de travail)
Ce four restera visible par toutes les connaissances de Gwen et pourra faire l’objet de démonstrations dans le cadre des activités de l’association Racines en Mains à Mauguio.
Gwen compte bien utilisé son four pour son usage quotidien (selon météo of course).
Son frère s’est porté volontaire pour noter les performances de la machine lors des utilisations ultérieures, encore faut-il attendre que la machine soit finie. J’aimerai beaucoup qu’il puisse faire des tests d’eau chaude au cours de l’hiver pour étudier l’évolution des performances à l’arrivée des jours longs et d’un soleil haut dans le ciel.
Gwen, avec son modèle sur les yeux et le guide, me semble tout à fait compétent pour construire à nouveau un tel engin. Il le dit lui-même, dans la mesure où il était technicien sur toutes les étapes et maître d’ouvrage ; il pourrait devenir maître d’œuvre pour une prochaine réalisation.
Si vous avez des questions n’hésitez pas à joindre Marc-Olivier à l’adresse suivante : huetmarcolivier (a) yahoo.fr

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