En passant par Paris puis Londres et après six heures d’attente dans l’aéroport de Bombay à lutter contre le sommeil entre deux hauts parleurs diffusant une musique hypnothique, nous avons posé le pied à Rajkot le 6 octobre pour 5 semaines. Pour tous les deux, c’est notre première fois en Inde...
Rajkot est une ville industrielle du Gujarat, province du Nord Ouest de l’Inde. Elle ressemble à une ruche qui ne s’arrèterait que deux ou trois heures par nuit. Apparemment, le Nord du pays est nettement plus pauvre et moins touristique que le Sud, et l’Est plus que l’Ouest. On n’est donc pas a Calcutta mais c’est néanmoins rude.
Sur la cote du Gujarat, Pondabar est la ville natale de Mahatma Gandhi qui arriva ensuite à Rajkot à l’age de 7 ans avec toute sa famille et qui devint "sa" ville. Par fidélité à son esprit, la ville entière est végétarienne : pas de bidoche, pas d’alcool, pas de tabac non plus... Est-ce pour cela que l’ambiance générale est si détendue, malgré la misère, la chaleur et la pollution ?

Les vaches sacrées sont au rendez-vous bien entendu, comme les saris multicolores, les motos rafistolées, les pétards, les chapati et les sourires des gens... Bref, le mode de vie à occidentale n’est pas (encore) fermement installé ici mais les premiers signes sont là et les jeunes ont en tete les "modèles américains"...

On sait qu’un peuple qui reste proche de ses racines évolue dans un univers qu’il connait, maitrise, comprend, qui a du sens pour lui. L’esprit des Védas, ces textes sacrés de l’hindousime, est présent ici, la convivialité simple n’est pas un vain mot, aucune assurance n’existe ni sur la vie, ni sur la mort... Bref c’est un autre monde et on souhaite que l’Inde élabore son propre développement, celui qui correspond à la realite encore très rurale du pays.

Le 17 octobre, c’est Diwali, la nouvelle année 2066 selon leur calendrier. Devant chaque maison les gens font des dessins de sable colorés. En gujarati, bonjour se dit "kemchho"... On apprend doucement.
Quelques images...



